Davul

Davul
Davul

L’histoire du davul se situe en Europe orientale et sur le pourtours méditerranéen. Ses origines sont très anciennes, il est utilisé pour des danses rituelles et des cérémonies, et comme tambour de guerre accompagné en turquie d’instruments comme la zurna (instrument à anche double de la famille des hautbois, un peu comme la bombarde). Les fanfares militaires turques l’ont rendu populaire lors de leurs déplacements en Europe.

On le retrouve aujourd’hui sous différents noms : le davul (prononcer davoul, à la française) en Turquie, le tapan en Macédoine et Bulgarie, le t’bel chez les Gnawas du Maroc, on parle aussi du dauli grec et du tumyr russe. Le davul se retrouve de Hongrie en Orient.

Le corps du tambour est en bouleau, sur lequel sont tendues deux peaux de chèvre, d’épaisseur différente. La particularité du davul est d’être utilisé avec 2 baguettes différentes, une sorte de mailloche du côté de la peau la plus épaisse, produisant un son assez sourd et précis à la fois, et une baguette très fine (tourillon en bois de 50 cm de long et de diamètre 2 mm environ) fouettée sur l’autre peau, produisant un son claqué.

J’ai eu aussi l’occasion de voir utiliser ces 2 baguettes sur la même peau par un maître Gnawa.

J’ai acheté ce modèle en 1998 a Norbert Eckermann, luthier autrichien que j’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs fois et qui produit parmi les plus belles percussions qui soient.