L’épopée des Templiers

L’épopée des Templiers

Quand on parle du Temple, on pense d’abord à l’or des templiers. Quelle en est la raison ? Il y eut en effet pendant les croisades une machine monacale performante qui travailla avec succès en Occident pour envoyer au Moyen-Orient des hommes jeunes, de quoi les nourrir et tous les éléments d’un équipement de guerre. Cette machine travaillait sans usure (interdite par l’église). En Occident on ne voyait que la richesse de cet ordre monacal qui brassait beaucoup d’argent. Pourtant, au Moyen-Orient, cet argent transformé servait à des hommes jeunes, parfaitement entraînés, épris d’idéal, dont le rôle était de défendre une terre mythique centrée par la « Jérusalem Céleste », acquise après une première croisade étincelante de bravoure, de mort et de destins hors du commun. Ces hommes jeunes étaient des templiers, appelés à mourir dans des combats de légende avec des exploits et des défaites retentissantes. Ils œuvraient pour la gloire et mouraient dans leur habit blanc frappé de la croix rouge. Quand l’Occident temporel abandonna la Terre Sainte et que la reddition de Saint Jean d’Acre termina l’odyssée des croisades en 1291, le roi de France, Philippe Le Bel, eut peur pour son or confié au Temple. Il lui intenta un procès sordide qui dura de 1307 à 1314. Le procès basé sur des tortures innommables fit avouer à des hommes de guerre des peccadilles peu crédibles et se termina pour leur chef, Jacques de Molay, par les flammes du bûcher. Philippe Le Bel attendait l’or, il récolta du sable avec le mauvais vent de l’histoire. La Bretagne participa à la légende des templiers, et c’est curieusement dans les Côtes d’Armor que le Temple breton fut le mieux représenté.


Paul Ladouce
Astoure
isbn : 2-84583-039-4